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Les Coursiers Suzerains

La Route du Diable 2020-734 kms 11300D+ par Régis

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Mise en ligne par AB

 

 

 

 

 

Comment ne pas partager cette belle histoire d'un Sarthois dans une épreuve si particulière, surtout que pour certains d'entre nous, nous connaissons Régis COURTEILLE à travers la Team des triathletes des potes de Sébastien VICTOR.

Ou encore pour moi lors de certaines sorties hivernales avec la bande NSBIKE où le niveau frise le régional, évidement je n'avais pas le niveau pour suivre correctement, surtout dans les bosses quand cela montait très fort sans accoups mais avec une puissance constante que je n'ai toujours pas, mais voilà, il y avait toujours un gars sympa qui redescenadait dans la file pour se mettre à la hauteur du boulet et pousser sur ma selle pour me donner les 150 watts manquants, cette personne bien veillante et humble s'appelle Régis...

 

Régis, la machine à manger du kilomètres avec une allure moyenne de scooter...

 

Voici Régis dans cette belle aventure : La Route du Diable 2020-734 kms 11300D+

 

    SANS ASSISTANCE                       AVENTURE   BIKEPACKING  avec  "TRACEUR   GPS"  

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L’aventure Route du Diable débute vraiment début juillet avec les préparatifs du matériel à emporter. Je sens la pression qui monte tranquillement.
Ma stratégie est de faire le moins d’arrêts possibles et d’emporter mon alimentation (2kg de nourriture) pour simplement remplir les bidons avec de l’eau.
Lundi 6 juillet, départ du Mans par le TGV direct pour Valence à 10h30 avec le vélo emballé dans un carton donné par mon vélociste.
 
Ca y est l’aventure débute enfin. Arrivé en début d’après-midi à Valence, je remonte mon vélo et vérifie que tout est tout est OK pour repérer le site de départ du Clos du Puit. L’accès est autorisé à partir de 17 h pour moi (à cause du COVID), je me trouve donc un coin à l’ombre le long d’une haie pour faire une petite sieste.
17h, j’arrive au Clos du Puits et finis les derniers préparatifs (Balise GPS, autocollant sur les roues, …), Un repas nous est servi et cela me permet de discuter avec d’autres et de glaner quelques conseils sur la gestion de l’hydratation notamment (merci Philippe Dauvergne)… La pression monte tranquillement.
 
C’est bientôt l’heure du départ. Le départ se fait toutes les minutes. Je pars à 19h20, avant dernier juste devant l’aventurier Steven le Hyaric que je ne connais pas. Pascal Bride, l’organisateur,  me rassure et me conseille de mettre tout de suite mon gilet jaune pour la nuit.
 
Dernière photo et c’est parti. Pas de souci avec la trace GPS, je l’ai chargée. Assez rapidement, je rattrape Stépane Pochat qui m’attend car sa trace GPS n’a pas fini de chargée. Pas de souci, je lui indique les directions. Peu de temps après, Steven nous rattrape et nous roulons donc tous les 3 (sans drafting).
 
Crevaison lente pour Stéphane qui est obligé de s’arrêter pour réparer. Il m’a dit qu’il fallait avoir de l’humilité sur ce parcours avec 12 000 de D+. Dans le 1er col, je monte à mon rythme et laisse Steven partir.
 

Au fur et à mesure, je rattrappe des cyclistes avec un petit bonjour amical à chacun. Dans les parties roulantes, je suis vraiment à mon aise… Puis je me retrouve avec Steven le Hyaric, l’aventurier, bref un costaud qui à l’habitude de ce genre d’aventure. Nous ferons près de 500km ensemble à se doubler, redoubler.

Dans la nuit, je suis bien et profite bien des descentes et portions roulantes. Vers 3h30, je suis frigorifié et la rencontre avec Fanny Bennussan qui écoute du hard rock avec son haut parleur me redonne du boost, car je suis au milieu de nulle part dans l’Aubrac avec un vent glacial et il fait 3 degrés.

Au petit matin Steven reviens sur moi, moi qui croyait qu’il avait crevé. Eh bien non, il roule gentilment la nuit. C’est reparti tous les deux avec l’objectif du ravito du Jolan au km 366 et de rattraper le belge qui est devant nous. Steven m’informait du classement en regardant le live gps avec son téléphone. Enfin le ravito, ce sera express car Steven repart rapidement et me dit : on a un belge à rattraper. Du coup c’est reparti en ayant mis un paquet de TUC salé dans la poche.

 

Après ce ravito du Jolan au km366, c’est reparti avec Steven à la poursuite de Sven le belge (drafting interdit je précise). Nous sommes dans un col de 21km et les bidons sont quasi vides et personne.
 
Au milieu de la montée, enfin des gens dont un cycliste qui nous remplis nos bidons. Allez courage les gars, il doit vous rester 12 km de montée.  Dans un col je me sens bien et grimpe à bonne allure, je me retourne et je n’aperçois plus Steven. Tant pis, je fais ma course mais vu son niveau il va revenir quand il veut me dis-je…
 
J’entame une descente à pleine vitesse, quand soudain le GPS m’indique virage à droite, je suis à Saint les Oblats, je l’ai bien en mémoire ce village car arrive le col du Perthus, terrible, obligé de mettre le 36x32 dents pour la 1ère fois, je prend cher mais j’avance quand même, ..
Le sommet atteint ouf, descente puis c’est reparti pour le fameux pas de Peyrol ou Puy Mary. Je suis dans le dur. Steven revient sur moi à 3 – 4 km du sommet.
 
Je m’encourage et le suis à distance. Et au fait il n’a y a pas de Belge devant ? Je n’ai vu personne devant, tu as rêvé, ... Ennervé le Régis. Pas le temps pour un selfie là haut, je charge la trace suivante et c’est parti pour la descente.  Les 500 franchis, je me mets à coté de Steven et lui demande, il se passe quoi maintenant ? Pas de réponse.
 
Pour moi c’est l’inconnu maintenant car mon plus long truc était le 500 en Bourgogne l’an dernier.  La nuit arrive, moins vigilant dans la descente, je ne prend pas de risque et le laisse partir progressivement.
 
Il doit rester 200 bornes à ce moment là. Au bout d’une route, un gars est debout et me tends un coca et m’encourage, bravo tu es 2ème. Comme c’est possible que le gars sache qu’il y a une course et m’encourage au milieu de nulle part. Steven m’apprendra que c’est un follower à lui qui est venu l’encourager. Voilà je suis tout seul, je suis dans le dur et j’appelle un copain qui me donne les écarts puis la seconde nuit arrive.
 
Pour éviter d’avoir froid je m habille avant qu'il fasse nuit noire, sous un lampadaire. ça y est je suis en tenue pour la nuit. C’est reparti. ça  monte et descend tout le temps, pas une portion plate, c’est les monts du lyonnais.
Dans une descente, petite frayeur car un animal avec un long nez traverse devant moi, (en fait c’est un blaireau). Je me dis finalement que je vais passer encore une nuit à pédaler car pas question de dormir ici au milieu de nulle part. Je n’ai pas le choix je dois avancer. Je charge la dernière trace GPS, 16km pour terminer.
 
Mais voilà ça se remets à monter sur des petites routes qui tournicotent, interminables ce dernier tronçon mais je pense au repas qui m’attends. Puis je vois des panneaux ‘Route du Diable ‘ à droite de la route, la ferme du Bridou ne doit pas être loin. Et là d’un coup 2 -3 personnes m’applaudissent (Vanessa, Régis et ? )me félicitent pour mon arrivée.
 
Je suis dans un drôle d’état, fatigué mais super content de cette aventure, il est 5h20, calcul facile 34h pour ce parcours. Les bénévoles sont aux petits soins pour moi, et ça c’est super !  Remise de la médaille de finisher.
 
Je mange un bon repas avec des crêpes et prend une bonne douche avant d’aller dormir. Je me réveille à midi. Voilà je réalise ce que je viens de faire, une superbe aventure pleine d’émotions, en ayant roulé avec un aventurier professionnel.

Merci Pascal et toute l’équipe pour cette organisation sans faille.

2ème en 34h pour 739km à 1h45 de Steven le Hyaric 

https://www.bridoubikedudiable.fr/parcours-739-km/

 

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BRAVO Régis, merci pour ton partage d'émotions et de ton aventure avec les Suzerains

 

 

 

 

 



18/07/2020
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